Un mail qui me sert d’article

Voici un mail que je viens d’envoyer à un ami parisien rencontré en voyage. Il lui était spécialement destiné mais j’ai pensé qu’il pourrait vous éclaircir sur l’état de mon voyage.

« Je t’avais promis un récit du voyage, le voici.

Après que tu sois parti, Nacho a changé d’avis mille fois sur la stratégie à adopter: fallait-il aller directement à Bogota? Fallait-il passer par Otavalo (nord de l’Equateur)? Quel bus? Quel prix? Et pour moi quel suspense! On est finalement passés par la jolie ville d’Otavalo (tu y étais allé?) pour acheter 2-3 conneries. Le hasard a voulu qu’on arrive la-bas le jour de l’Inti-Raymi (la fête du soleil pour les incas) et que Nacho rencontre un natif d’un village sur les hauts d’otavalo qui l’a cordialement invité à une fête. Résultat on s’est retrouvés à boire de la chicha (comme tu dois le savoir de la bière de maís) que plusieurs personnes trimballaient dans des seaux et à l’aide d’un verre unique offraient gentiment aux participants. Par la suite on nous a fait gouter de l’aguardiente de maïs (fort gouteux, étonnement!) puis de la soupe de maïs (non mais ça fait un peu lourd là!). On aurait pu finir épis de mais mais on s’est échappés avant…=D Et on est allés danser de la salsa dans une boite de cette charmante petite ville andine.

La traversée de la frontière a été dure puisque le Nacho était malade (il a pas hésité, il a pris antibio, antidouleurs et surement antivirraux: faut pas déconner avec ces choses-là!).[…]

On a visité la charmante ville de Popayan où l’argentin s’est acheté une jolie chemise fabriquée par les indigènes locaux […]! Jolie ville coloniale avec de charmantes températures (il faut éviter de sortir entre 12h00 et 16h00 sous peine de déshidratation totale!).

Ensuite direction Armenia dans la zone cafétière où est produit ce bon café qu’on imagine de la Colombie. (précision) Les grains de café colombiens sont, sans aucun doute, délicieux. Somme toute, leur façon de préparer le café m’a paru plus que douteux. Ces charmants colombiens font bouillir de l’eau et y ajoute de la panela (sucre de canne en bric). Lorsque cette dernière a fondu nos très chers colombiens y ajoute du café moulu et laisse reposer le brevage une dizaine de minutes… Ils appellent cela du tinto et bien que cette boisson préparée avec tant d’attention ne soit pas mauvaise (c’est doux, ça a un bon gout de sucre de canne) je ne l’appelerai jamais ça (même dans un état d’ébriété profond) café…
On est allé dormir dans une finca touristique dans les alentours de la ville au milieu des campos et on a été accueilli par un type avec un fusil à pompe dans les mains (:pour la sécurité), qu’il a savament utilisé pour nous indiquer notre lit, les toilettes, le robinet de la cuisine et l’endroit ou on avait la possibilité de manger. Un accueil charmant!

On est passé à Bogota pour aller chercher ma copine Rebecca qui venait me visiter de suisse. Coup de bol, ce week-end là avait lieux Rock al parque, l’un des plus grands festivals gratuits d’amérique du sud. Mais quelle ne fut pas notre surprise de voir une centaine de milliers de policiers à l’entrée qui nous priaient gentiment d’enlever nos chaussures et nous fouillaient avec attention et de découvrir que sur le site (un parc, un lieu ouvert, un festival!) il était interdit de fumer ou de consommer de l’alcool… Les points de vente proposaient des sanduches, hamburger, arepas ect… mais pas une bière ou un shot de rhum… Parait que si on autorise les gens à boire ils deviennent fous et se tuent entre eux… =S
On a quand-même pu voir Asian Dub Foundation, excusez du peu!

Ensuite, direction: Medellin ville culturelle sudaméricaine au passé sulfureux que je ne rappelerai pas. On a été accueilli là-bas par un coachsurfeur plus que sympatique et sa bande d’amis (Santiago j’espère que tu me lira!). Au menu, 3 dalmatiens complètement fous, une petite maison sur les hauteurs de la ville, un poulet au citron et au miel, des arepas de chocolo et de l’aguardiente antioquenia à volonté (un gout d’anis et un mal de tête le lendemain), quelques discussions politiques, théatristiques et footballistique avec des locaux et peu de sommeil. Vu que le soleil voulait pas montrer le bout de son nez, on s’est décidés à partir, émocionnés par la gentillesse et l’accueil des antioqueños (habitants de la province d’antioquia, capital: Medellìn).

On est arrivé à Cartagena, parait-il, la plus belle ville d’amérique du sud (je reste sur Potosi, Bolivie, mais c’est vrai que c’est sacrément joli!). Et on a fait du tourime (ça m’arrive parfois=D).

La chaleur, la cordialité des gens, la mer, l’absence casi totale de moustiques, l’accent impossible à comprendre des costeños (verde ça se dit velde) et l’ambiance généralement chaotique des caraïbes nous a fixés à Santa Marta.
En passant par des terrains privés on a réussi à entrer dans le parc naturel (mais plus du tout national puisque selon les dires l’état l’a loué à une entreprise privé) Tairona. On a pris une tente, 2 hamacs (on était 4), un peu de bouffe et listo. On s’est construits un petit nid paradisiaque sur une plage de sable blanc (mais pas très fins, putain ça fesait mal aux pieds!). La mer était féroce: si tu tiens à ta vie tu n’entre pas dedans, tu te contentes d’y tremper tes pieds. Manque de bol, le lendemain de notre arrivée, des gardes accompagnés de policiers nous ont foutus dehors sous prétexte que c’était interdit de camper sur cette plage… (mais c’était marquer nulle part de bleu!). Ils ont détruit les jolies parasols, portes-hamacs, tables et bodegas qu’on avait construit à l’aide de bois échoué sur la plage et de feuilles de palmiers. La fin du rêve caribéens était venu.

Après ça, Reb et moi on est descendues vers les provinces de Santander et Boyaca au nord-est de bogota pendant que Nacho s’en allait pour le venezuela (il a failli se tuer sur le chemin, le conducteur de bus a du s’endormir et a évité de justesse un arbre!). De notre còté le voyage a été tranquille jusqu’à spectaculaire lorsqu’on a longé le canyon de Chicamocha entre Bucaramanga et San Gil (ce que c’est beau les paysages montagneux quand-même). On a visité de jolies petits villages coloniaux super bien conservés. On a été surprises de trouver un jour dans notre assiettes du riz, des patates (jusque là: Normal), du manioc, des pattes en sauce et une banane plantain (non mais y’avait quand-même 3 feuilles de salades et le traditionnel poulet!).

Après quelques jours à bogota où on a fait du shopping à fond pour ramener kekchoz à la famille, ma côpine est repartie pour Genève et moi je suis de nouveau toute seule… bouboubouobouboubou

Je pars jeudi pour Lima et je me dirigerai ensuite vers la bolivie pour faire du woofing (lire: world organic farm) et j’essaierai de faire durer au max le peu d’économie qui me reste et de prendre une décicion pour la suite… Tout reste ouvert, le voyage se termine maintenant mais pas l’aventure! »

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Equateur: Suite et fin

2 mois en Equateur, ça en fait des choses à raconter… Des rencontres, des galères, du riz et de la chicha en quantité et le dur mais utile apprentissage de ne plus voyager seule.

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Premiers pas en Equateur

L’université de Loja au sud de l’Equateur s’occupe d’un magnifique jardin botanique. Il est brouillon et touffu et c’est ce qui fait son charme. J’en connais une qui va encore se plaindre… « encore des photos de fleurs?! » ben ouai j’adore ça!

En passant, ce post est spécialement dédicacé à Natalia qui aime les fleurs 2 fois plus que moi je crois et à Danijela et Elisa. Pardon les côpines, j’ai oublié vos anniversaires… =S

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Taller de artesanìa

Reviendra hippie ou reviendra pas!

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Selva

Voyage imprévu et génial dans la jungle péruvienne! Je ne suis pas allée bien loin mais j’ai quand-même pu goûter aux charmes de l’amazonie et en bonne compagnie. Tarapoto est une ville pas bien jolie mais depuis laquelle il est facile d’explorer la jungle environnante. Il y fait une telle chaleur que 5 minutes d’une marche tranquille ou 10 minutes d’immobilité amènent leur même lot de sueur… Dans ces conditions, on a tendances à manquer d’apétit mais la nourriture est tellement délicieuse, pleine de couleurs (des fruits incroyables!) et de saveurs qu’on n’y résiste pas! Voilà quelques photos d’une excursion dans la selva:

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L’autre Machu Picchu

Situé au coeur du département Amazonia, la forteresse de Kuelap est plutôt difficile à atteindre (à moins de payer un tour opérateur qui vous amène là-bas et vous dit quand manger et quand prendre des photos…). Moi, j’aime bien la difficulté! Une route qui serpente au coeur des andes à tavers la selva alta (jungle haute) et qui nécessite 14 heures de bus au mieux. Un mototaxi qui t’amène péniblement à 20km/heure depuis un mini village jusqu’à un superbe musée dirigé par la communauté indigène locale. Se lever à 5 heure du matin parce qu’après y’a p’us d’bus! Arriver à 7 heure le même matin dans un bled dévasté par une inondation et où les habitants paraissent tous consanguins. Marcher sous la pluie ou se faire transporter entre quelques sacs de patates et des machettes sous une bache qui fuie. Arriver à l’auberge après avoir changé 3 fois de transports. Ben ouai ça c’est l’aventure! D’ailleurs pour arriver à un lieu comme Kuelap, ça devrait être imposé à tous!

La forteresse de Kuelap est merveilleusement encombrée par la végétation (personne ne passe la tondeuse chaque matin comme au Machu Picchu). En plus les archélogues ont fait un travail génial de conservation et rien n’a été reconstruit (on peut toujours voir des squelettes enterrés entre les briques des murs).

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Cajamarca

Petite ville tranquille du Perou qui fut le théatre de l’execution de l’empereur inca Atahualpa. Après que Fransisco Pizarro l’eu fait prisonnier, l’Inca proposa aux espagnols de remplir la pièce dans laquelle il était emprisonné une fois d’or et 2 fois d’argent en échange de sa libération. Pizarro reçut l’offre avec plaisir mais fit étrangler l’empereur Inca quand même! Sans commentaire…

Pour moi, Cajamarca a été plus le théatre de grandes discussions politiques avec un jeune péruvien anarchiste à la vision très critique  Croyez-moi, au Perou, ils ne sont pas sortis de l’auberge. Les scandales pour corruption font foisons au sein du gouvernement et tout mouvement social est discriminé pour être l’oeuvre de manipulations étrangères ou d’extremistes de gauche. C’est sûr il n’y a rien à réclamer au Perou!

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