Coroico

•9 février 2010 • Laisser un commentaire

Coroico est un village situe au nord-est de La Paz mais 2000 métres plus bas. Il y fait chaud, on est en pleine jungle, tout est vert. C’est dans ce village et la region qui l’entoure que l’on trouve des afroboliviens, descendants des esclaves envoyes au travail dans les plantations de bananes, coca et cafe parce qu’ils mourraient á tour de bras dans les mines de Potosí. Quels humanistes ses conquistadores! Aujourd’hui ils ont leur place dans la nouvelle constitution bolivienne initiee par Evo Morales en tant que peuple indigéne de Bolivie. Le village et ses alentours etaient des lieux perilleux au moment ou j’y etais et doivent l’étre encore plus á l’approche de Carnaval. La coutume (qui ne se limite ni á Coroico et encore moins á la Bolivie) veut que les enfants et adolescents se jettent de l’eau  les uns sur les autres. J’ai visiblement pas passe l’age de me faire rincer… on a bien reussi a les semer en courant bien vite mais j’ai fini par me prendre une bombe a eau… Le lendemain, on a donc decide avec des amis de fuir ce lieu infernal et d’aller chercher le calme dans la selva environnante. On a trouve un guide pour nous conduire qui connaissait la plupart des noms de plantes, de fruits et d’animaux qui nous entouraient (y’a de la richesse par la-bas) et nous a fait rencontre un anthropologue qui vit depuis 15 ans au sein d’une communaute afrovolivienne. Il nous a parle de leur histoire, de leur danse (la saya) et de leur place pas toujours facile en Bolivie, il y a pas mal de racisme. Bref, une superbe marche, un superbe lieu, des gens geniaux et des photos:

Potosì

•3 février 2010 • Laisser un commentaire

4070 mètres d’altitude les amis! Autant dire qu’à Potosì on ne court pas dans les rues qui, en plus,  sont toutes en pente! La ville est construite au pied du cerro rico nommé ainsi par les espagnols parce qu’elle grouillait d’argent. Il y a encore des mineurs qui y travaillent et c’est la principale attraction touristique de la ville. Et oui, il est possible d’entrer dans les mines et d’observer ses pauvres bougres avec leur espérance de vie de 45 ans extrairent laborieusement le peu de métal que les conquistadores n’ont pas pillés. Potosì a, heureusement pour moi, d’autres atouts comme sa vielle ville à l’architecture colonial d’inspiration hispano-indigène qui en font la plus belle ville de Bolivie (c’est subjectif, je vous donne mon avis) et lui vaut d’être classée patrimoine mondial de l’UNESCO.

Bienvenido a Bolivia!

•2 février 2010 • Un commentaire

Le passage de la frontière bolivienne s’est passé sans encombre, pas plus d’1/2 heure de queue sous un soleil de plomb et un sourire en prime de la part du douanier! La Bolivie de mes souvenirs m’est apparu lorsqu’il a fallu prendre un bus de Villazon à Tupiza: le bus de 14h30 est parti avant celui de 14h00 pour lequel on avait acheter nos billets. Tupiza est une ville de passage pour rejoindre le salar d’Uyuni. Son marché affiche milles sortes de fruits et légumes mais également une quantité impressionante de viande couverte de mouches. Dans une allée, on a croisé un boucher découpant un animal entier qui devait être mouton de son vivant. Autant vous dire que j’ai failli verser! La prochaine étape a été le salar d’Uyuni. Une expérience difficile à décrire… Un désert blanc qui vous aveugle. Une forte présence aquatique qui reflète le ciel et suspend les montagnes dans les airs. Une étrange île couverte de cactus. Un mur au milieu de nulle part proclamant « EVO-MAS ». En gros, un paysage extra-terrestre, hors du temps.

Frontière

•1 février 2010 • Laisser un commentaire

Yavi, petit village en bordure de la frontière est un de mes plus beaux souvenirs de voyage jusqu’à présent. Premièrement, parce qu’il est super joli et tranquille, les bâtiments qui n’ont qu’un étage sont entièrement construits en adobe. L’église de 300 ans d’âge est disproportionnée en taille et en splendeur pour un village si petit. Egalement construite en adobe mais peinte en blanc, elle est devancée par un jardin fleuri et l’intérieur est décoré dans un style hispano-indigéno-coloniale, splendide! Yavi offre des contrastes étonnants qui me rappellent les andes boliviennes et péruviennes: les bâtiments en adobe apparaissent beiges sur un ciel azur parcouru de fins nuages blancs. La deuxième raison qui font de ce village et des paysages qui l’entourent un de mes meilleurs souvenirs de voyage est que j’y ai rencontré une sympatique équipe d’argentins de Cordoba avec qui, par la suite, j’ai voyagé plus de deux semaines.

Dernières visions de l’Argentine

•31 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Après Salta et sur les conseils d’autres voyageurs, je suis allé visiter plusieurs villages de la province de Jujuy à l’extrême nord de l’Argentine. C’était bourré de touristes argentins pour la plupart étudiants et en grande partie porteños (de la capitale). J’ai commencé par Purmamarca, petit village entouré par le Cerro de los siete colores. J’ai vu énormément de montagnes similaires en Argentine mais jamais une telle concentration de couleurs. Dans la région, il y a aussi un salar mais je vous parlerai de sel plus tard lorsqu’on arrivera à Uyuni, Bolivia. Ensuite, j’ai bougé à Tilcara, village qui fête Carnaval depuis début janvier avec défilés des différentes écoles de musiques dans les rues et beuveries à longueur de journée! Ils ont aussi pour coutume carnavalienne  »el dîa de los compadres » et « el dìa de las comadres » ou chacun leur tour homme et femme mariés se retrouvent à nouveau célibataires sans que leur moitié puisse leur reprocher quoi que ce soit…   Tous ça conté dans une peña (bar-restaurant ou des groupes locaux font de la musiques) par un chanteur à la voix chaude et grave entre deux blagues et quelques chansons. Après ces festivités, je suis descendu à Iruya. Une route de terre en lacets très périlleuse y mène, descendant jusqu’au fond de la vallée. Le village est réparti entre les deux rives pentues du fleuve qu’un pont relient, les rues grimpent séverement et les falaises sont, comme toujours par ici, colorées et bizzarement formées. Le tout vous donne l’impression d’être en Grèce, chaleur et feta en moins.La population est indigène et les mères portent leurs enfants sur le dos à l’aide d’un tissu coloré, on se croit déjà en Bolivie!

Cachi

•25 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Cachi est un très joli village composé presque uniquement de bâtiments coloniaux peints en blanc. Pour y arriver, le bus traverse une zone de jungle. Malgré l’épais brouillard qui enveloppait le véhicule, on devinait que le vert dominait le paysage. Alors qu’on montait tranquillement une route sinueuse à travers les montagnes, les nuages se sont fait moins denses et on a pu admirer les formes féminines des monts environnants. En contrebas de la route une rivière colorée  par la boue serpentait et nous accompagnait. En plus des innondations qui entrecoupaient la routes, la pluie avait provoqué des éboulements se qui rendait le chemin quelque peu périlleux. Après 2 heures de selva, le paysage change, se fait plus aride et se peuple de cactus.

Salta, capital.

•25 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Le trajet de Cafayate à Salta emprunte la Quedraba de las Conchas,  une vallée désertique traversée par un lit de rivère asséchée et entourée de montagnes et de parois rocheuses riches de milles couleurs. A un endroit, les rochers forment un amphithéâtre naturel où j’ai pu écouter un musicien jouer des morceaux traditionnels du nord-ouest argentin. Chaque note résonnait contre les parois et montait vers le ciel, un spectacle impressionant.

A Salta, la population indigène se fait plus présente et la pauvreté plus visible. La ville possède plusieurs églises de l’époque colonial bien conservée qui chaque jour se remplissent d’une foule de croyants. Il y a 4 messes par jour dans la cathédral et à chacune les gens se bousculent pour entrer et écouter le prêtre faire son office.

Lorsque j’étais à Salta, une pluie torrentielle s’est abattue sur la ville innondant les rues et rendant casi impossible tout déplacement. Par ici, la saison des pluies commence à se faire sentir. J’y ai passé nouvel-an dans un style très « auberge espagnol » en dansant sur du raggaeton!!!

En vrac

•25 janvier 2010 • Laisser un commentaire

Noël (non mais y fait plus de 30· les gars vous rigoler?)Des ruines, des cactus et du vin nourri au soleil.

Période creuse de mon voyage et déjà trop éloigné dans le temps pour que j’y revienne, mais voilà quelques photos.

Fiambalà et Las Grutas

•27 décembre 2009 • Un commentaire

Hanka, la jeune auto-stoppeuse tchèche et moi avions le même projet: aller à Fiambalà, petite ville perdue au bord des Andes. Alors que je voulais profiter des bains thermaux, Hanka avait l’ambition de grimper un sommet de 6610 m. d’altitude, (mal) nommé l’Incahuasi (qui veut dire maison de l’Inca…!). Elle a bien essayée de me persuader de faire de l’autostop avec elle mais avec mon gros sac je ne m’en sentais pas le courage. Je suis partie en bus à peu près du même endroit et au même moment, Hanka est arrivée 2 heures avant moi à Fiambalà après avoir changée 3 fois de voiture! Vive le stop!

A force d’entendre Hanka parler avec tout le monde de son acclimatation dans un refuge à 4000 m. d’altitude et situé à 1h30-2h00 de voiture de Fiambalà, j’ai décidé moi aussi d’aller y faire un tour histoire de jeter un oeil à tous ces 6000. Le lendemain après nous être parées du nécessaire, le guide spécialiste de la région, Jonson, nous a emmené jusqu’à un embranchement et on a commencé à faire du stop. En tout, on est restées 8 heure au bord de cette route, toutes les voitures qui passaient allaient au bar-restaurant 100 mètres plus loin mais avaient quand-même la gentillesse de s’arrêter pour nous demander ce qu’on voulait! On a fini par payer un taxi et le lendemain on s’est reveillées au milieu d’une vaste pleine couverte à la fois de marécages, d’herbes, de sel, de rocailles, de lagunes et de terre séchée et cartonneuse, entourée par de monstrueuses montagnes souvent colorées (ce qui n’avait pas le chic de les rendre plus séduisantes) et peuplée de Guanacos, de vicuñas, de petits renards, de lézards et de flamands roses (plus que d’hommes). On a fait une marche de 5 heures à travers ce paysage et voilà ce que je vous ramène:

A la fin de cette marche, on est allé se relaxer dans un petit bain thermal non loin du refuge et je ne suis, finalement, jamais allée aux sources chaudes de Fiambalà.

Les parcs de Talampaya et Valle de la Luna

•27 décembre 2009 • Laisser un commentaire

Ces deux parcs se trouvent à cheval entre les provinces de la Rioja et San Juan qui font frontières avec le Chili. Sur la route qui m’a amenené à San Augustin del Valle fertíl (petit village qui jouxte les deux parcs), le sol s’est fait sablonneux, les cactus ont commencés à apparaître. Malgré le climat aride il y avait pas mal d’arbres et le vert dominait, se fesant électrique sur certain tronc d’arbre… , d’autres dont les branches avaient séchées étaient d’un gris bleuté. Au loin, des montagnes rocailleuses rouges ont fait leur apparition et des crânes de grands mamifères et même un cadavre de vache à moitié dévoré (probablement victime d’un accident de la route) jalonnaient la route.  Arrivée à l’hostel, j’ai rencontré un belge qui avait loué une voiture et une tchèque qu’il avait pris en autostop et le lendemain on est partis visiter le parc par nos propres moyens.

Le parc de Talampaya (2 premières photos) composé d’énormes rochers rouges a été formé par des mouvements techoniques qui ont fait remonté à la surface d’importantes masses rocheuses. Par la suite, ces masses ont été soumises à l’érosion de l’eau et du vent qui leur a donné des formes bizzares qui défient les lois de la gravité. On peut également admiré beaucoup de guanacos, vigognes et des tonnes d’espèces différentes d’oiseaux dont des autruches!

Le parc Valle de la Luna s’est formé selon le même principe mais offre un éventail de couleurs et des reliefs encore bien plus impressionant que Talampaya. Par contre pas vraiment d’animaux, on est sur la lune les gars!